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Le cheval gauvain

Le cheval gauvain, monture aux formes changeantes, et un animal sauvage et pouvant annoncer la mort, la nuit.

 

Trois pieds, quatre pieds ?

Bien que proche du cheval, cet animal avait ses propres différences. Ainsi, dans le Doubs autour de Nancray, on disait qu’il avait simplement trois pieds. Toutefois, cela ne l’empêchait de courir très vite.

Dans le Jura, à Villerfarlay, on jurait qu’il avait quatre pieds. Une femme des lieux avait même réussi à monter sur son dos. Au terme d’une belle promenade, le cheval se jeta dans une rivière, la Loue, à un endroit très profond. L’animal disparut alors et la pauvre femme dut retrouver la rive en nageant. Elle mourut tout de même quelques jours après, emportée par la peur.

 

La mort qui s’annonce la nuit

Dans la Haute Saône, à Marnay, le cheval gauvain était beaucoup plus sauvage. Il y avait un test pour savoir si la mort approchait. En effet, on se rendait au carrefour de Pont Charrot. Là, si à minuit, on entendait les sabots d’un cheval et qu’on le voyait passer très rapidement, alors il fallait s’attendre à mourir dans l’année.

 

La promenade sur deux jambes

Amaury, seigneur de Joux était réputé pour être un grand cavalier. Il réussit à dompter le cheval gauvain et faisait avec lui de grandes promenades. Un jour, alors qu’il passait, la herse de son château coupa en deux sa monture. Toutefois, il ne s’en rendit pas compte et poursuivit son chemin.

Dans une gorge, il laissa son destrier boire à la rivière. Cependant, quelque chose le frappa. L’animal ne cessait de boire. Alors il descendit par terre et découvrit la situation. L’animal n’avait que deux jambes et toute l’eau qu’il buvait s’échapper par derrière. Une fée rendit ensuite l’animal transparent et le fit partir.

 

Sources bibliographiques :

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