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Les ponts hantés bretons

Les ponts hantés bretons, avec leurs voix effrayantes. Malheur à ceux qui s’y trouvaient la mauvaise heure…

 

La Bretagne regorge de contes mettant en avant des sites hantés. C’est le cas par exemple de ponts. Revenons sur les histoires décrites par François Marquer dans le numéro du 15 avril 1892 de la Revue des Traditions Populaires.

 

Une heure funeste avant le lever du jour

Ce premier conte fut recueilli à Saint Gérand, près de Pontivy dans le Morbihan.

Plusieurs ponts du Morbihan étaient réputés pour être hantés. Là, en effet, des esprits jouaient des tours aux malheureux qui s’y aventuraient la nuit.

Ainsi, un homme décida d’en traverser un pour rentrer tard le soir chez lui. Il avait en effet un peu traîner dans un bar d’une localité voisine et devait se dépêcher pour éviter la nuit noire. L’hiver était là et le froid bien avancé.

Au moment de traverser le pont, il entendit autour de lui plusieurs voix. L’une disait : « Voilà l’homme ! « . Une autre complétait : « Il n’est pas encore l’heure. » Imaginez. Bien sûr, notre homme prit peur en regardant autour de lui d’où venaient ces voix. Il revint et rester pour le souper et dormir dans une auberge.

Le lendemain, craignant que sa famille ne soit inquiétée, il se lève tôt  pour les rejoindre. Il traversa le pont… avant le lever du jour. Plus tard, des passants trouvèrent son corps flottant dans les eaux. Il semblait que l’heure était venue quand il passa.

Les riverains de ce pont de Guer le Mouigne racontaient qu’on y voyait la nuit un chien noir ou un cheval blanc.

 

Tout juste passé sain et sauf… enfin presque

Ce second conte provient des Côtes d’Armor, à Saint Cast. Dans la commune de Matignon, un pont était également hanté. Il s’agissait du Pont Tinguy.

Un soir, un homme venu de Saint Cast vit sur le pont au autel. Il crut même qu’un prêtre y disait la messe. Malgré la peur, il voulut traverser tout de même.

Avançant, il constata que l’autel disparut. Le prêtre de son côté grimpa sur un sapin à proximité, en disant « au tour à un autre, au tour à un autre. »

Le jeune se précipita pour traverser le pont… tout en se demandant « et mon tour à moi, va-t-il bientôt venir ? » Le prêtre essaya de l’attraper. Alors une voix dit : « c’est trop tard, l’heure est passée. » Le prêtre dut relâcher le pauvre malheureux et s’enfuir.

L’histoire ne s’arrêta pas là. En effet, l’homme arriva chez lui tout tremblotant. Il tomba alors malade et mourut 8 jours plus tard.

 

Sources bibliographiques  :

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