web analytics

L’amphisbène

L’amphisbène ou la mère des fourmis : un serpent à deux têtes et pouvant se déplacer dans deux directions…

 

Dans son Livre des êtres imaginaires, l’auteur argentin Jorge Luis Borges revient sur un monstre étrange : l’amphisbène.

 

Un serpent craint par les romains dans le désert de Lybie

Cet animal faisait partie des serpents. A ce titre, il était apparu lorsque du sang de la gorgone Méduse tomba sur le sol, après les coups donnés par Persée. Comme les gouttes de sang étaient tombées dans le désert libyen, l’amphisbène vivait principalement dans les déserts africain.

Il avait toutefois, une particularité : il avait deux têtes. Cette caractéristique fit écrire à Pline : « Comme si une seule ne lui suffisait pas pour décharger son venin« .

L’ambiance est ainsi donnée : un monstre très dangereux.

A la même époque que Pline, Lucain revient sur l’amphisbène. En effet, l’animal aurait été croisé par les soldats de Caton, en traversant l’Afrique. Bien sûr, ce n’était pas le seul type de serpents qu’ils croisèrent : l’aspic, l’hoemorrhois, le chersydre, le chélydre, le cenchris, l’hammodye… Que des noms charmants en quelque sorte. A noter que les soldats auraient croisé aussi le seps, « qui dissout les chairs et les os », mais aussi le fameux basilic.

 

Origine d’un nom bizarre

Par la suite, Brunetto Latini le décrit avec davantage de détails : « L’amphisbène est un serpent à deux têtes, l’une en son lieu et l’autre en la queue ; avec les deux il peut mordre, et il court avec légèreté, et ses yeux sont luisants comme des dentelles ».

 

Le nom du monstre provenait du grec. Amphis signifiait deux voies, ainsi que bainen aller : un monstre qui va dans deux directions. Cette double tête, l’une devant et l’autre derrière indiquait des possibilités contraires.

 

Enfin, certains apportaient à l’amphisbène la caractéristique d’être soignée par les fourmis. Pour cette raison, on l’appela également la mère des fourmis.

Certains prêtèrent à l’amphisbène des vertus médicinales (contre le rhume mais aussi pour séduire). Par ailleurs, tuer un amphisbène sous la pleine lune donnait le pouvoir de rester pur de cœur et d’esprit.

 

Sources bibliographiques :

%d blogueurs aiment cette page :

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies, servant à mesurer l'audience de notre site, vous offrir des contenus personnalisés et des publicités adaptées. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer