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Le bénou

Le bénou, premier apparu sur Terre, annonçait la venue de la crue du Nil mais aussi la régénération du soleil le matin.

 

Dans son article sur les sources égyptiennes du phénix, Françoise Lecocq décrit le bénou comme un « être divin de signification mythique, astronomique et dynastique ».

 

L’objectif ici, sous le nom de bénou est de nous attarder davantage sur l’histoire du bénou tel que présentée dans l’égyptologie.

Cette approche est à comparer avec la vision du phénix chez les égyptiens tels qui a pu être racontée à partir des retranscriptions grecques, romaines puis chrétiennes et enfin modernes…

 

Le bénou mythique

Le bénou est d’abord à lié à la création du monde pour les égyptiens. Il se serait posé le premier sur la terre émergée des eaux originelles, d’après la théologie d’Héliopolis. Cet oiseau aurait eu la forme d’un échassier. Ainsi, il put être représenté comme un héron ou un flamand.

Dans cette vision, le bénou est associé à Atoum, le soleil couchant. En effet, selon cette vision de la génèse du monde, Atoum serait sorti des eaux originelles en se posant sur une terre sous la forme du bénou.

Aussi, ce lien constitué avec les eaux serait à associé ensuite aux crues du Nil.

 

 

Plus globalement Les égyptiens associaient d’abord le bénou au dieu du soleil. En plus de la vision d’Atoum, le soleil couchant, il était aussi une référence à Ré, le dieu soleil… en n’étant pas autre chose que sa propre âme.

 

Dans le Moyen et Nouvel Empire, le bénou fut aussi associé à Osiris. Un lien est ainsi fait avec la mort et la renaissance…

 

Ainsi, en quelque sorte, comme l’indique Françoise Lecocq, il peut être vu comme un intermédiaire entre le monde solaire, divin et celui des morts.

Cette approche se retrouve d’ailleurs dans le Livre des Morts. Le bénou y est en effet désigné comme l’ « âme du soleil qui renaît chaque matin éternellement ».

 

Au Nouvel Empire, on représentait Ré sous la forme d’un héron au soleil couchant (alors qu’il était un faucon le matin). Sous la forme du bénou, le héron, le soleil va pouvoir renaître.

 

 

Le bénou astronomique

Le calendrier des égyptiens démarrait avec la crue du Nil. Toutefois, la date de la montée des eaux étant pas toujours régulière, ils remarquèrent que la période correspondait à l’arrivée dans le ciel de l’étoile Sothis. Ainsi, sur des bases astronomiques, ils instituèrent le début de l’année, en fonction de l’apparition de l’astre. Sothis n’était autre chose que la planète Vénus.

 

Les égyptiens observèrent également, que tous les 1460 ans, le décalage des jours était effacé. En effet, l’année des égyptiens comptait 365 jours exactement, installant de fait un décalage avec la véritable année solaire (un peu supérieure à 365,5 jours)

 

Pour les égyptiens, le bénou correspond à l’étoile du soir et du matin. Pour eux, la venue du bénou correspond à l’année, où l’étoile apparaissait à sa place initiale. Ce retour était vu par les égyptiens comme celui de l’âge d’or. C’est le « renouveau de l’ordre divin pharaonique » que l’affirme Françoise Lecocq.

 

 

Le bénou dynastique

Vu l’importance du bénou dans la mythologie égyptienne, l’oiseau est aussi associé à pharaon. Pas surprenant pour un roi se revendiquant fils du soleil, Ré et mais aussi d’Osiris.

Cette caractéristique est d’autant plus importante au début d’un règne. Il était en effet important pour le pouvoir de montrer la régénération des temps.

 

 

Sources bibliographiques :

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