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Le cheval du diable breton

Le cheval du diable breton : lorsque le diable s’invite à la table de joueurs et cherche à les laisser gagner

 

Ce conte se déroule en Bretagne, au bout du Finistère, non loin de Daoulas, près de Brest.

Comme le raconte Emile Quintin dans le numéro de novembre 1909 de la Revue des Traditions populaires, des jeunes gens profitaient des soirées, après le souper. Attablés, ils jouaient aux cartes et aux dominos dans une auberge.

 

Le jeu de cartes

Un jour, trois camarades se rendirent à une auberge du pays. Pour cela, ils passèrent à proximité de la Croix Rouge. La nuit était déjà tombée depuis longtemps et la Lune n’avait pas encore fait son apparition dans le ciel. Dans le noir, ils durent s’aider d’un bâton pour avancer.

Arrivés dans l’auberge, ils s’assirent et demandèrent des cartes à jouer. Toutefois, impossible de jouer ! Ils n’étaient que trois. Alors un chemineau vint les rejoindre. Tous s’amusaient gaiement. Certains gagnaient, d’autres perdaient. Alors les chanceux du soir payaient les coups à boire des autres.

 

Le cavalier joueur venu de nul part

Au bout de deux heures, le moment de rentrer chez soi était venu.

Ainsi, nos trois lascars reprirent le chemin du retour, passant de nouveau à proximité de la Croix rouge. Ils aperçurent alors un cavalier venant sur son beau cheval. C’est alors que ce dernier leur proposer de jouer de nouveau. Cependant, il demanda à ce que l’un deux accepte de garder son cheval en attendant. Le plus jeune s’en chargea alors.

Une fois retournés à l’auberge, ils se remirent à jouer. Et le cavalier mystérieux perdait et perdait. Tout d’un coup, une carte tomba sur le sol. Alors, un des joueurs se baissa pour la ramasser. Quelle surprise fut la sienne lorsqu’il vit sous la table ! Le cavalier n’avait pas des pieds normaux mais semblables à des ruminants. Il se leva alors, déclarant que la partie était finie.

Le cavalier ne se laissa pas faire ! « On continue ». Le joueur commença à se mettre en colère pour que tout cesse.

 

Un cheval donnant un petit conseil

Pendant ce temps, le plus jeune des joueurs gardait le cheval.

Seulement, ce dernier lui parla distinctement. « Tout à l’heure, quand mon maître retournera, il te donnera autant que tu voudras d’argent. Mais accepte rien, car alors tu seras condamné aux peines de l’enfer. Et puis sais tu qui te parle ainsi ? Et bien, c’est moi ta grand’mère. »

 

Épilogue

Le cavalier arriva rapidement. Il s’approcha du garçon en lui demandant combien il voulait. « Oh rien !  » Il lui offrit toute de même une poignée d’argent. Mais, il n’accepta rien.

Alors le cavalier repartit au loin, furieux. En effet, il aurait suffit cinq minutes de jeu de plus avec les jeunes gens pour qu’un mauvais sort ne leur soit donné.

Ainsi, les amis se firent une promesse : ne plus aller jouer aux cartes.

 

Sources bibliographiques :

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