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Le diable qui danse

Le diable qui danse, une venue qui nécessita de s’assurer que le prêtre qui l’affronterait serait bien digne.

 

Nous voici encore en Bretagne, cette belle région au milles contes et légendes populaires ! Avec Joseph Frison, découvrons le diable qui danse, dans le numéro de juillet 1910 de la Revue des Traditions Populaires.

 

La fête dansante du village

Nous sommes jour de fête en plein coeur du village de Caudan, dans le Morbihan, à la sortie de Lorient.  Une jeune et belle domestique voulait en profiter. Un bel homme, coiffé avec un chapeau de velours vint la rejoindre.

Toutefois, un spectateur âgé remarqua un détail. Le bel homme n’avait pas des pieds normaux : il avait des sabots. Il comprit que le diable était à la danse. Aussitôt, il envoya un de ses domestiques recherchés un prêtre dans le bourg voisin.

 

L’interrogatoire des prêtres

Le domestique revint vite avec un homme. Problème, il n’avait pas les pieds nu. Pas sûr que ce soit vraiment un prêtre. Il renvoya chercher un autre.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Le prêtre revint pied nus. Notre spectateur lui rétorqua tout de même qu’il avait volé deux fleurs dans un jardin sans l’avoir confessé. Impossible de le présenter au diable qui danse.

Le domestique emmena avec lui ensuite un second prêtre. Mais il fut éconduit comme le premier : « Tu es allé boire dans une auberge au lieu de rester boire ta chopine à la porte ».

Le troisième prêtre passa le barrage de notre spectateur.

 

La lutte contre le diable qui danse

C’est ainsi, qu’il rejoignit la piste de danse. Le prêtre donna l’ordre au diable de partir. Cependant, ce dernier ne voulut pas quitter les lieux sans la jeune fille.

Face à ces revendications, le curé lui envoya de l’eau bénite, essayant de le faire hurler.

Il lui donna ensuite l’ordre de quitter les lieux, sous la forme d’un vent, en lui laissant emporter une pierre d’une maison voisine.

 

Sources bibliographiques

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