web analytics

Le dragon occidental par Jorge Luis Borges

Le dragon occidental par Jorge Luis Borges : du symbole guerrier effrayant au monstre diabolique à vaincre…

L'écrivain Jorge Luis Borges s'intéressa avec beaucoup de détail aux monstre. Le dragon y trouve une place à part dans son Livre des êtres imaginaires.

Après le dragon chinois, il s'intéressa à sa déclinaison en Occident.

Pline et le dragon

En Occident, le dragon a la forme d'un gros serpent... monté sur ses pattes, volant grâce à ses ailes et menaçant avec ses fortes griffes. Il est coutume de le présenter en crachant du feu et de la fumée...

Dans son exposé, Borges reprend Pline, l'auteur romain, qui le disait à la recherche du sang d'éléphant car il était froid. De là s'ensuivent des longues batailles pouvant aboutir à la mort du dragon et de l'éléphant...

Pline évoquait aussi que des dragons traversèrent la Mer Rouge, en vue de rechercher des pâturages d'Arabie. Pour cela, ils se regroupèrent à cinq, laissant la tête passer au dessus des flots.

Le dragon et la pharmacie

Dans certains cas, des résidus de dragons enrichissaient la pharmacopée. Ainsi, avec les yeux de dragons, séchés et battus dans le miel, on pouvait éviter des cauchemars. En outre, la graisse située autour du coeur et conservée dans une peau de gazelle garantissait réussite lors de procès.

Certains pensaient obtenir l'immortalité à partir de queue et de tête de dragon, mélangées à des poils et la moelle de lion, l'écume du cheval victorieux sur les champs de course

Le dragon et la guerre

La figure du dragon avait une symbolique forte guerrière. Aussi, au cours de la guerre de Troie, Agammemnon arborait fièrement un dragon bleu sur son bouclier. Les vickings le représentaient sur leurs boucliers également, ainsi qu'à l'avant de leurs drakkars.

En outre, le dragon était le symbole de la cohorte, au même titre que l'aigle était celui de la légion.

Le monstre à détruire

Aussi, le dragon était un être viscéralement méchant. Pas surprenant de le voir vaincu par des héros comme Hercule, Sigurd, Saint Michel et Saint Georges) !

Ce monstre pouvait aussi être gardien de trésor,

Cette figure est ensuite reprise par l'Eglise, qui le donne un des symboles du diable. En effet, Satan avait la force du lion et la ruse du dragon. De fait, le dragon apparaît deux fois dans l'Apocalypse.

Sources bibliographiques

  • Borges, Jorge Luis. Le livre des êtres imaginaires. Gallimard. Traduction française 1987.
%d blogueurs aiment cette page :

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies, servant à mesurer l'audience de notre site, vous offrir des contenus personnalisés et des publicités adaptées. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer