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La garache

La garache, une femme fantôme pénitente ou sorcière en Vendée

 

Selon Edmond Bocquier, la garache était en Vendée une femme vêtue d'un long suaire. Elle apparaissait dans certains lieux hantés, à la tombée de la nuit ou à minuit. Elle préférait les bords de rivières, les ponts, les gués, les moulins, les croisées de chemins... et le voisinage de cimetière. On pouvait aussi les voir danser sur les fumiers.

 

La garache pénitente

Certaines fois, la garache était une victime d'un sorcier. Dans ce contexte, pour être délivrée, la garache devait perdre quelques gouttes de sang. On l'appelait garache pénitente.

Un peu comme le loup garou, elle devait parcourir sept paroisses par nuit. Elle franchissait baies, fossés... A chaque bond, elle prononçait la formule "Saute muraille ! Saute buisson !" Elle s'appelait en effet garache à sauter.

Dans d'autre cas, la garache devait passer les buissons en la perçant avec son front : c'était la garache à percer. A la fin de son périple, ses habits étaient en lambeaux et le font ensanglanté.

 

La garache sorcière

Elle pouvait aussi être un nécromant ou une sorcière. Grâce des herbes, la sorcière se transformait en ombre blanche et venait jeter des sorts. Pour la tuer, il fallait rajouter un grain de chapelet dans la charge d'un fusil.

Pour les vendéens, l'apparition de la garache était synonyme du pire des présages.

 

Quelques apparitions :

En septembre 1902, des garaches furent aperçues à Thorigny dans les fonds de la rivière, au pied du château.

 

Une autre fois, des garaches se réunirent au menhir dit de la Pierre qui vire. Elles y faisaient alors cuire des cuisses de chien.

 

En 1862, une garache apparut à la bergerie de Saint Vincent sur Graon sous la forme d'une chèvre cette fois-ci.  On raconte également que deux garaches, une en forme de cochon et la seconde en chèvre, voyageaient ensemble.  Arrivé devant un étang le cochon sauta au dessus de l'eau. La seconde s'écria "Jésus Marie ! Quel beau saut le goret ! " Toutefois au moment de la rejoindre, elle tomba dans l'eau, coupée dans son élan par l'invocation de la Vierge et du Christ.

 

Toutes les nuits, une garache blanche venait souffler la chandelle par le trou de l'évier dans une maison de la Laudière. Son propriétaire, craignant un sort, fit bénir son fusil par le curé du village. Le soir venu, l'homme tira sur la garache. Elle s'enfuit et on put la suivre grâce à son sang.

 

Sources bibliographiques :

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