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La légende de la tarasque et de Sainte Marthe

La légende de la tarasque et de Sainte Marthe lorsque Tarascon était dévastée par un monstre gigantesque

 

La légende de la tarasque et de Sainte Marthe s’inscrit dans les récits de conversion du pays de Tarascon au christianisme, au 1er siècle. La ville doit alors affronter un monstre horrible et fait appel à une sainte.

 

Une nuit d’orage et de peur

Après une journée sombre, le soleil disparaît pour être remplacé par les lumières de l‘orage qui s’approche. Des torrents d’eau tombent alors du ciel. Toute la ville de Tarascon s’est enfermée chez elle attendant que l’orage passe.

Toutefois, dans une pauvre chaumière près du fleuve, en face de la forêt, la peur est plus grande. Un vieillard, une jeune mère allaitant son nourrisson et un paralysé attendent là, craignant pour un des leurs restés dehors. Chacun attendait un gendre, un mari et un frère, qui était parti à l’extérieur.

Tout d’un coup, on entendit une grande plainte dehors. La jeune mère tomba évanouie : « C’est sa voix ».

 

La recherche du disparu

La nuit passe et l’orage s’en va. Le vieux Runcius sortit alors de la maison et prit sa barque pour rejoindre la forêt. Il fait le tour des bûcherons pour demander des nouvelles. Avec ces derniers, il se rendit vers la rive du fleuve où on avait entendu le cri. A côté de la cognée de l’homme, on trouva traces de sang, lambeaux de son manteau…

Runcius s’avança dans une caverne qui débouchait là. Les bûcherons étaient restés dehors, priant pour le vieillard.

On entendit alors venir des profondeurs, un grand bruit : mugissements, vociférations ! Aussitôt, un monstre sortit de terre et s’élança sur les hommes restés dehors. Il attrapa deux bûcherons avec ses griffes et les serra contre son poitrail. Les autres tentèrent de partir dans la barque mais la bête les suivi dans les eaux du Rhône et les rattrapa.

 

Description de la tarasque

Ce monstre avait une forme qui mélangeait un mammifère, un reptile et un poisson :

  • Il était plus puissant que les taureaux
  • avait une tête en forme de lion, couverte d’une grande crinière, avec trois rangées de dents,
  • un poitrail recouvert de poils comme ceux des sangliers et se finissant par deux bras,
  • six pieds d’homme,
  • une queue de serpent gigantesque terminée par un dard
  • un dos recouvert d’une écaille large et dure comme le fer.

Voici la tarasque !

 

L’expédition de Tarascon face à la tarasque.

La jeune mère de la chaumière, Bénigna, attendait son père. Arriva par le fleuve, un homme blessé et mourant. Aussitôt, elle se mit à le soigner et il tomba en sanglot. Répondant à la demande du frère infirme il leur fit comprendre que le vieillard et le mari de Bénigna étaient morts.

 

Le bûcheron s’en alla ensuite et raconta en ville, à Tarascon, ce qu’il venait de vivre. Aussitôt des tarasconais décidèrent de partir chasser la tarasque dans sa caverne. Rassurés par les heureux présages obtenus par les prêtres et accompagnés par leurs femmes, ils se rendirent sur les lieux.

Après avoir cernés les issues et s’être mis en position, ils lancèrent les chiens à l’intérieur. La tarasque tenta de sortir aussitôt mais s’arrêta en voyant l’armée venue à sa rencontre.

Aussitôt, les habitants de Tarascon lancèrent l’assaut :

  • les pierres rebondirent sur sa carapace,
  • les pieux furent repoussés,
  • les dards glissèrent.

Le monstre poussa alors des hurlements plus fort et s’élança. Un carnage s’ensuivit : un quart de la ville mourut ce jour là. Les autres fuirent pour regagner les remparts de la ville.

Les bûcherons quittèrent la forêt, les pécheurs la rive.

 

Les attaques du monstre sur la ville

Tous ces morts nourrirent la tarasque pendant un mois. Mais poussée par la faim, elle ressortit.

Ne trouvant aucune victime, elle traversa le fleuve et alla vers la ville. Tarascon fut alors dévastée et nombre de tarasconais périrent sous ses griffes.

Malgré les nouvelles fortifications, elle revint régulièrement. D’abord de nuit, puis de jour !

 

L’appel à l’aide

Un jour des marchands, venus de Marseille, parlèrent aux tarasconais d’une jeune femme, Marthe qui faisait des miracles. Elle soignait des désespérés, rendait la vie à des morts… au nom d’un Dieu inconnu. Une assemblée de villageois se réunit et on décida d’aller la chercher.

Une délégation se rendit à Aix, où elle résidait. Elle arriva devant une maison habitée par un grand calme. Là devant une croix, elle trouvèrent trois femmes et un homme prosternés. Il s’agissait de Marthe, Marie, accompagnées par une servante Marcelle et un évêque, Maximin. Les tarasconais décrivirent leur malheur à Marthe.

Elle accepta de les suivre et fit ses adieux à ses proches. Son arrivée à Tarascon déclencha rapidement espoir et joie. Elle y fit une prière dans la place centrale puis se dirigea vers la forêt.

 

Le miracle par Sainte Marthe

Seule, elle se rapprocha de la caverne, avec dans les mains, une croix. Elle cria : « Bête cruelle, au nom du Dieu vivant et du Christ, mon sauveur, je t’ordonne de sortir de ton repaire. »

Alors, les villageois virent alors la tarasque sortir et ramper devant la sainte.

Elle se retourna vers eux, en leur disant qu’elle n’était qu’une mortelle comme eux et qu’ils devaient rendre hommage au nouveau Dieu.

On lui amena le corps de Linéus, l’infortuné pécheur, mari de Bénigna, ainsi que le paralysé de la chaumière. L’un fut ressuscité et le second soigné.

Sainte Marthe continua à promener à côté d’elle, la tarasque, y compris en pleine  ville. Elle enferma le monstre dans une grande enceinte où il fut trouvé mort le lendemain.

 

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