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Les légendes du diable en Belgique

Les légendes du diable en Belgique: quelques histoires de visites de Satan au coeur des maisons et des foyers

 

Dans le numéro de novembre 1915 de la Revue des Traditions Populaire, Alfred Arou revient sur les légendes du diable en Belgique. Il conte les récits recueillis dans le Limbourg, à l’est de Liège.

 

Le diable installé au logis

Un couple s’était tellement fâché que le mari refusait de parler avec sa femme. Cette dernière s’occupait de la cuisine et essaya en vain de poser sur le feu une marmite trop lourde pour elle. Elle fit alors appel à son mari. Ce dernier lui rétorqua qu’il préférait mieux que ce soit le diable qui lui vienne en aide.

Il se trouva que celui l’entendit. Il apparut dans la maison et offrit ses services à la pauvre femme.

Ensuite, il rejoignit l’homme en le forçant à se lever et lui prit sa place. Impossible de le faire partir.

 

Notre homme quitta sa maison, en quête de trouver un curé dans les environs. Cependant, le prêtre se déclara incompétent pour l’aider. Il recommanda en effet de rechercher un jeune clerc n’ayant jamais péché. Lui seul pourrait faire partir Satan.

Enfin, on trouva le bon prêtre et le diable dut quitter le logis

 

Le diable jouant aux cartes

Pendant la nuit de Noël, quatre jeunes gens étaient en train de jouer aux cartes. Lorsque minuit sonna, l’un d’entre eux se leva pour aller entendre la messe. Les autres tentèrent de le retenir. En vain !

C’est alors, qu’entra un homme, tout de noir vêtu. Entendant les deux hommes se plaindre, il accepta de se joindre à eux, remplaçant notre joueur pieux.

Cependant, ce nouveau joueur avait une chance insupportable et insolente. Il gagnait en effet à chaque fois. Bien sûr, les autres joueurs l’accusèrent de tricher. Ils voulurent vérifier si le gagnant ne cachait pas des cartes sous la table. Quelle surprise fut la leur quand ils découvrirent les pieds fourchus du dernier venu.

Il s’agissait bien du diable.

 

La possédée du diable

Une jeune femme  habitait seule dans une maison éloignée. Là près d’un bois, elle évitait tous les offices religieux.

Un soir, en rentrant tardivement de son travail, elle croisa une vieille femme, toute petite et maigrelette. Cette dernière lui demanda où elle se rendait. « Je rentre chez moi »

« Ah ! Eh bien, vous ne rentrerez plus souvent chez vous ! »

Et elle disparut.

 

La jeune fille fut rapidement prise d’un malaise. Pratiquement paralysée, elle eut toutes les peines du monde à retrouver son lit.

Le lendemain, elle ne put se lever. Impossible de rejoindre sa cliente, à qui elle faisait des coutures ! La marchande de lait qui venait la voir tous les matin, la trouva pâle, étendue sur son lit, les lèvres noires. La marchande appela au secours et on fit venir des religieux à proximité.

Le diagnostic fut sans appel : la jeune couturière était frappée par le diable. On prédit alors qu’au bout de trois jours, elle aurait des crises de rage.

 

Un autre prêtre annonça la venue d’un visiteur à minuit.

C’est d’ailleurs ce qu’il se passa. Lorsqu’on sonna, la malade refusa d’ouvrir mais le diable tenta tout de même  d’entrer, accompagné d’un grand chien noir. Il se rapprocha de la marmite dans laquelle mijotait de la viande de mouton et cria : « Grâce à ce qui cuit là dedans, vous n’aurez pas le sort de celle, qui va me suivre à l’instant ».

Il disparut aussitôt, emportant la jeune couturière.

 

 

Sources bibliographiques

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