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La mandragore de Charente

La mandragore de Charente, un dragon qui mangeait les jeunes filles

 

En Charente, la mandragore n'est pas une plante qu'il ne faut pas posséder, mais un monstre. Proche d'un dragon ou de la Tarasque, la mandragore était un serpent de 50 pieds de longueur, avec une tête pratiquement humaine. Possédant de grandes ailes, elle avait des griffes comme des poignards. Ses dents étaient très affûtées. Ses yeux brillaient de mille feux et sa queue s'achevait avec un dard pointu.

 

Un tribu infernal

La mandragore ne nourrissait que de jeunes filles. Aussi, il fallait lui en apportait une chaque mois. Aussi, à intervalle régulier, la région devait sacrifier une des siens. Le tribu fut payé jusqu'à Limoges.

Jusqu'au jour, où la ville se révolta et refusa de payer. Les semaines passèrent et l'antre de la mandragore devenait de plus en plus bruyante. Si bien qu'un jour, elle sortit de sa tanière.

Elle parcourut les hameaux mais ne trouva que des maisons vides. Dans sa quête, elle mit le pays sans dessus dessous.

La région n'en pouvait plus. Aussi, les anciens décidèrent de rétablir le tribu. On tira alors au sort et ce fut Alixe de Joncherolles qui fut désignée. Elle était la plus belle de la région.

 

Le combat à mort

Un jeune homme l'aimait. Guyot de Saint Quentin. Il se rendit au château pour obtenir l'autorisation paternelle et les armes et dont il aurait besoin. L'attente dura deux jours. Son père ne voulait pas perdre son fils unique, son seul héritier. Toutefois, le troisième jour, Guyot se présenta devant l'antre du monstre. 

Il l'attaqua deux fois et fut repoussé à chaque fois. Sa pauvre monture, une mule, tomba dans le ravin. Sous les encouragements du cavalier, elle se relève. La troisième attaque aboutit : la bête est blessée à mort et se met à fuir, laissant du sang sur son passage. Elle finit sa course dans un étang.

 

La belle Alix qui assista au combat en haut de son château tomba alors inconsciente. Guyot est porté en triomphe. Une fois retrouvé les esprits, a belle l'accueillit et demanda à son père de les marier.

Guyot souhaita enterrer le monstre. Il choisit pour cela un tumulus. Un tumulus dont on ne peut plus entrer.

 

Sources bibliographiques :

  • Mir Mathilde. Vieilles choses d'Angoumois. Croquenard. Angoulême. 1947
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