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Maumiron, le meneur de lutins

Maumiron, le meneur de lutins : entouré de loups, il aida un homme à cheval… qui le trahit une fois rentré.

Dans le numéro de septembre 1900 de la Revue des Traditions Populaires, le docteur F Pommerol relate plusieurs contes venus de l'Allier.

Voici l'histoire de Maumiron, le meneur de lutins

Le cavalier et sa rencontre dans la nuit

Une nuit alors que l'heure était très avancée, un cavalier rentre de la foire de Boussac dans l'Allier. Soudain, il aperçut au fond d'un bois, un homme assis devant un feu. Il s'agissait de Maumiron. Tout autour de lui des loups l'entouraient, patientant pour quelques morceaux de viande.

Alors l'homme à cheval se rapprocha de Maumiron en expliquant qu'il avait entendu dire qu'il était meneur de lutins. Toutefois, jusqu'alors, il n'y avait pas cru un mot. Il devait se rendre alors à l'évidence.

Retour à la maison et rupture d'une promesse

Mais en retour, Maumiron lui demanda de ne rapporta à personne ce qu'il avait vu. En échange de sa promesse, il lui donna deux de ses plus beaux loups, qui devront l'accompagner jusqu'à chez lui. Alors, une fois arrivé, il devait leur donner un morceau de pain.

Aussitôt, le cheval accompagnés par les deux loups partirent au galop. Une fois devant la porte de sa maison, notre cavalier appela sa femme en lui demandant de conduire son cheval à l'écurie et de l'y attendre.

Cependant, au lieu de donner à manger aux loups, il alla chercher son fusil. A la place de pain, il leur fit sentir l'odeur de la poudre. Les deux animaux fuirent sans demander leur reste.

Mort de Maumiron

Quand Maumiron se trouva près de mourir, il refusa de se confesser. Une fois mort, on le mit dans un cercueil qui ne faisait que craquer, tellement il était lourd. Avant les obsèques, les deux loups vinrent dans le jardin. Mais ils furent une fois encore accueillis au son du fusil. Une balle coupa la patte de l'un d'entre eux : elle avait des doigts d'humains.

En tout état de cause, le cercueil de Maumiron fut porté par quatre hommes. Cependant, chacun de leurs pas était pénible, tellement la charge était lourde.

Sources bibliographiques :

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