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La Méduse

la Méduse, monstre au regard pétrifiant et à la chevelure de serpent

 

La Méduse, une gorgone au départ magnifique

Les trois gorgones étaient filles de la mer. Magnifiques toutes les trois ! Sthéno, Euryalé et Méduse !

Sthéno, la forte ! Euryalé, l’errante à travers le monde ! Méduse, la rusée ! Ces trois noms pour désigner également la déesse lune. En effet, la pleine lune pouvait être désigné la « tête de Gorgone ».

 

Si belle, que l’une d’elles, Méduse séduisit Poséidon, le dieu de la Mer et l’ébranleur du sol. Ils firent l’amour une nuit ensemble dans un temple. Toutefois, la propriétaire des lieux, Athéna, fut aussitôt furieuse. Elle changea alors Méduse en un monstre horrible : des yeux étincelants, des dents gigantesques, une langue de serpent, une chevelure de serpents, des griffes de monstre…

 

Son regard fut alors l’objet des plus grandes craintes : En effet, tout homme qui la regardait se changeait aussitôt en pierre !

 

La mort de Méduse et le mythe de Persée

Polydectes, roi de l’île de Sériphos, recueilli un jour Danae, qui fuyait son mari fou, et son jeune enfant : Persée. Avec le temps, il convoita sa belle hôte mais devait ruser. En effet, Persée devenu adulte protégeait alors sa mère.

Aussi, prétextant vouloir demander la main d’Hippodamie, la fille de Pélops, le roi de Sériphos rassembla les siens et leur demanda une contribution pour son cadeau de mariage. Alors, Persée promit de lui apporter tous les cadeaux qu’il souhaitait, y compris la tête de la Méduse. Bien évidemment, Polydectes l’envoya, trouvant l’occasion trop belle.

 

Persée partit alors de l’île mais Athéna le plaça sous sa protection. En effet, comme on le sais, la déesse guerrière avait une farouche haine pour la gorgone.

Toutefois, pour accomplir le miracle, il fallait bien connaître l’ennemi. Dans un premier temps, il devait pouvoir la distinguer de ses soeurs. Pour ce faire, sur les conseils de sa protectrice, il se rendit à Deicterion sur l’île de Samos où les trois gorgones avaient été représentées en statue. Athéna lui indiqua alors également qu’il ne devait chercher à la regarder qu’au travers d’un reflet et lui offrit un bouclier poli réfléchissant.

Le dieu Hermès ne fut pas en reste lui non plus. En effet, le dieu messager de l’Olympe lui offrit une serpe, en acier divin très dur.

 

Mais, tous ces conseils ne suffisaient pas. Aussi, il lui fallait encore pouvoir voler, transporter la tête de la Méduse, ainsi qu’être invisible.

Pour ce faire, il dut se rendre près des nymphes du Styx. Toutefois seules les gorgones et leurs soeurs les Grées connaissaient le chemin. Ces dernières demeuraient près du mont Atlas. Ces cygnes n’ayant qu’un oeil et qu’une dent à partager ensemble. Persée leur vola ces deux objets précieux et lui indiqua qu’il ne les leur rendrait qu’à une condition : lui montrer la voie pour trouver les nymphes du Styx.

Chez ces dernières, il prit trois objets magiques : une sandale ailée pour voler, une besace magique pour transporter la tête de Méduse et un casque rendant invisible.

 

Enfin, il put se rendre chez les gorgones. Elles vivaient sur la terre des Hyoerboréens. Quel spectacle s’offrit alors à lui : trois gorgones endormies au milieu d’hommes et d’animaux en pierre.

Progressivement, dans la nuit,  se concentrant sur le reflet sur son bouclier, Persée avançait. Puis là, guidé par Athéna, il trancha la tête de Méduse.

Alors une surprise l’attendait : du corps de la gorgone naquirent aussitôt un guerrier avec un sabre d’or et un cheval ailé. C’était, Chrysaor et Pégase qui avaient été conçus lors de l’union de la Méduse de Poséidon. Mais il choisit aussi vite de s’enfuir. Les deux autres gorgones s’étaient en effet réveillées et se mirent à le pourchasser. Toutefois Persée, volant avec ses sandales, invisible sous son casque, emporta loin la tête volée dans sa besace magique.

 

Du sang de la gorgone fut aussi prélevé par Athéna : deux fioles remplies l’une par la veine gauche et l’autre par la veine droite. La première rendait la vie et la seconde donnait la mort.

 

Le visage de Méduse, un mascaron déjà utilisé chez les grecs

Les boulangers grecs craignaient les voleurs. Aussi, ils plaçaient des têtes de Méduse au dessus de leur four afin d’empêcher que quelqu’un les ouvre et fassent alors entrer de l’air. Le pain aurait alors été endommagé.

 

Sources bibliographiques :

  • Graves, Robert. Les mythes grecs. Fayard 1968. Paris.

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