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La métamorphose humaine des mouches

La métamorphose humaine des moustiques : le serment rompu de deux époux, renforcé auparavant par le Bouddha…

 

Dans le numéro d’août 1887 de la Revue des Traditions populaires, Paul Sédillot revient sur une légende d’extrême Orient racontant que les mouches suçant le sang des hommes avaient auparavant été des humains.

 

L’amour de deux époux et la promesse initiale

Deux époux s’aimaient. Ils s’étaient promis que lorsque le premier viendrait à mourir, son survivant conserverait son corps en attendant sa résurrection. Dans cette attente, il ne se remarierait pas.

La femme fut la première à mourir et l’homme se mit à conserver le corps sans l’enterrer. Au bout de sept mois, les autorités du village se rendirent chez lui pour lui ordonner de l’enterrer. Ils craignaient en effet que la femme ne se transforme en esprit malfaisant. Le mari refusa et dut organiser son départ.

En effet, il proposer le corps sur un radeau de bambous et d’errer avec elle. Les villageois l’aidèrent, pouvant ainsi lui donner raison, sans prendre toutefois le risque de l’arrivée d’un mauvais esprit.

 

L’errance du radeau jusqu’au paradis

Le radeau partit loin. Très loin ! Il rejoignit en effet le paradis occidental. Une fois sur place, Bouddha demanda à l’homme ce qu’il venait faire. C’est ainsi que pris de compassion, il ressuscita la femme. Alors, il demanda à la femme si elle aimait toujours son époux. Comme elle répondit positivement, il lui demanda de boire un peu du sang de son homme.

 

Le départ du paradis

Au bout d’un certain temps, les deux époux voulurent quitter le paradis occidental. Pour les accompagner, Bouddha confia leur protection à un crocodile faisant pénitence depuis neuf existences. A la moitié du chemin, le crocodile avoua à ses compagnons qu’il avait faim. Leur demandant d’attendre sur un arbre, il les laissa pour rechercher de la nourriture. Toutefois, comme il s’abstenait de chair, il se lesta avec des galets.

En l’attendant, les époux s’endormirent. A ce moment là passa un bateau chinois. Trouvant belle la femme, les matelots l’enlevèrent, profitant du sommeil de l’homme. Ainsi, la femme avait disparu lorsque le crocodile revint. Il réveilla le mari, désolé de la situation.

Bien sûr, l’homme accusa le saurien d’avoir profiter de son sommeil pour la dévorer. Toutefois, en guise de bonne fois, le crocodile le laissa introduire son pied dans son ventre. Il ne put palper que les galets.

 

La rupture du serment

Nos deux compères se mirent en quête du bateau que le crocodile avait croisé en revenant. Cependant, une fois arrivé à leur niveau, la femme cria qu’elle s’était mariée avec le capitaine, le laissant prendre une autre épouse.

Notre homme revint au paradis occidental tout dépité. Cependant le Bouddha le renvoyer rechercher le sang que la femme avait bu. Elle en recracha mais pas en quantité suffisante. L’homme revint près du Bouddha.

Toutefois, pendant ce temps, la femme mourut sur le bateau et les chinois jetèrent son corps à la mer. Il flotta, jusqu’à atteindre le paradis occidental. Bouddha le transforma en moustique, afin qu’en suçant du sang, il puisse rendre ce qu’il doit encore.

 

Sources bibliographiques

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