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Les mythes du serpent au Vietnam

Les mythes du serpent au Vietnam : entre les présages, les grands dangers, les aides, les grands monstres …

 

Comme le relate G Dumoutier dans le numéro de janvier février 1898, la mythologie vietnamienne, dite alors annamite, met largement en scène les serpent.

 

Le serpent bleu

Dans le ciel, il y avait le serpent et le dragon. Tous deux se déplaçaient dans le ciel. Toutefois, le premier préférait les nuages sombres. Le second choisissait ceux brillants.

Le serpent bleu disposait d’une pierre précieuse au milieu du front. On raconta que la venue sur terre sauva une armée épuisée et assoiffée, perdu dans le désert.

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La vie humaine et le serpent

Les serpents n’étaient pas toujours bénéfiques. Selon la tradition, certains pouvaient être la cause de maladies. Dans d’autres cas, ils pouvaient manger des hommes. C’est ainsi qu’un serpent immense dévastait la région de Canton en Chine. Il fallut l’intervention d’un sorcier pour se débarrasser du monstre.

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Les augures

Dans d’autres cas de figure, la venue d’un serpent était considéré comme un présage. Pour les rois, cela signifiait souvent la colère des dieux et des catastrophes à venir.

Ainsi, un roi à la découverte de 17 serpents dans son palais de Hanoi, comprit que sa mort allait arriver. Il l’annonça même.

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Le serpent reconnaissant

Les serpents ne sont pas insensibles aux services qui leur sont rendu. Ainsi, un haut fonctionnaire croisa un jour un serpent sur son chemin. Il était malade. L’homme s’arrêta alors et lui verse dans la gueule quelques gouttes d’un élixir qu’il portait avec lui. Le serpent retrouva la santé. Quelques jours plus tard, le fonctionnaire découvrit devant chez lui une pierre précieuse.

 

Les serpents mangeurs d’éléphants

Dans la forêt vivent des éléphants. Cependant, ils ne sont pas seuls. Là, des serpents vivaient aussi. Équipés d’une gueule proprement gigantesque, ils se nourrissaient des pachydermes. Toutefois, il leur fallait du temps. Trois ans étaient nécessaire pour la digestion d’un tel repas.

La légende voulait qu’il fallait rechercher les os des éléphants dans leur estomac si on en tuait un. Cela constituait un formidable médicament contre la dysenthérie.

 

Le serpent du Tu-Dong

L’empereur de Chine voulut faire plaisir au roi de Thuc. Il lui envoya 5 jolies filles, escortées par cinq gardes qui lui étaient proches. Longeant la montagne du Tu-Dong, ils virent la queue d’un serpent dépasser d’un trou. Alors, ils l’attrapèrent et la tirèrent. Le monstre ne se laissa pas faire. Les soldats redoublèrent d’efforts. Toutefois, ce ne fut pas le corps de l’animal qui vint, mais la montagne. Ils se retrouvèrent en effet totalement ensevelis.

 

Le serpent et la tortue

Selon la tradition, la tortue n’avait pas de mâle. Aussi pour se reproduire, elle devait être fécondée par un serpent. Pour cette raison, on associait le Sombre guerrier aux destinées de la partie nord du monde, le serpent à la tortue.

 

L’ordre du combat dit du serpent

Selon l’art de la guerre en Chine, mais aussi au Vietnam, un ordre de bataille était dédié au serpent. En effet, l’armée devait s’avancer selon un long ruban, à la manière d’un serpent. Chacune de ses parties devait apporter soutien si l’une était attaquée.

 

Sources bibliographiques :

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