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Le phénix chez les romains

Le phénix chez les romains, un oiseau mythique d’Arabie qui renaissait juste après sa mort, tous les 500 ans.

 

Selon Pline l’ancien, le plus célèbre des oiseaux était le phénix. Il reconnaissait toutefois, que son existence était peut être une fable.

 

Les romains lui prêtaient naissance en Arabie. De la même taille que l’aigle, il avait un plumage « éclatant comme l’or » autour du cou. Le reste était rouge pourpre, sauf sa queue bleu azur, mêlant des plumes roses. Sur ce point, les romains rejoignaient les grecs dans leur représentation de l’oiseau mythique.

 

La renaissance de l’oiseau

L’oiseau avait une espérance de vie de 509 ans. Sans que personne ne l’ait jamais vu se nourrir !

Le dernier jour venu, il construisait un nid avec des rameaux de cannelles et d’encens. Ainsi, recouvert de parfum, il mourrait.

Aussitôt, un jeune oiseau naissait de ses os.  Alors, il rendait hommage à son prédécesseur. Il portait même le nid, dans sa totalité, pour le poser sur un autel dans  une ville dédiée au Soleil.

Cette résurrection n’existait pas chez les grecs. Ainsi, cette facette importante du mythe apparait à Rome au début de notre ère. C’est d’ailleurs dans l’Histoire naturelle  de Pline qu’on retrouve la première trace de cette caractéristique.

 

Pour Pline, le premier romain qui aurait conté les merveilles du phénix s’appelait Manilius, grand dessinateur, ayant vécu vers 86 avant Jésus Christ. Pour le romain, après la mort du phénix, un vermisseau apparaissait dans le corps en décomposition. Et celui-ci se métamorphosait en nouveau phénix. Frappant ici de voir que l’oiseau des aromates était issu d’un ver et de putréfactions, comme le signale Marcel Détienne en 1989.

Celui-ci expliqua que la naissance d’un nouveau phénix ouvrait une nouvelle ère.

 

L’incinération du père à Héliopolis

Pour les grecs, le jeune phénix venait apporter à Héliopolis le corps de son père, pour l’ensevelir. Toutefois, les romains au premier siècle firent évoluer le mythe. En effet, Pomponius Mela indiqua alors que le jeune oiseau incinérait dans le temple d’Hélios le corps sans vie, au cours d’un rituel. Cette nouvelle représentation est à liée à la manière dont les empereurs romains étaient brulés après leur mort.

Cette modification de rituel n’est pas anodine, car avec lui apparaît la symbolique de la régénération par le feu.

 

La visite du Phénix à Rome

Après un voyage en Egypte, le phénix aurait été apporté à Rome. Il fut alors présenté à l’empereur Claude, au premier siècle de notre ère. En outre, il aurait été exposé lors des comices, grands moments dans la vie politique d’alors.

Toutefois, Pline eut ce commentaire malicieux : « Mais personne ne douta que ce ne fût un faux phénix ».

 

Le temps romain du phénix

 Après avoir été longtemps estimée à 500 ans, la longévité du phénix fut portée à 1 000 ans au IVe siècle.

Cette durée marquait pour les romains la durée d’un cycle, la Grande année. Celle-ci se terminait toujours par une crise et aboutissait à une régénération par le feu.

Cette vision du cycle fut étroitement associé au phénix. En effet, à la fin de sa vie, il est régénéré par le feu. C’est par la pourriture que le nouvel oiseau nait. Ainsi, par la crise et le feu, une nouvelle époque de 1 000 ans redémarre.

 

Sources bibliographiques :

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