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Le pont du diable breton

Le pont du diable breton, ou comment faire construire un pont par le diable en évitant de payer le prix fort.

 

Nous repartons en Bretagne, dans la région de Pontivy, dans le Morbihan. Cette histoire fut retranscrite par François Marquer dans le numéro du 15 février 1892 de la Revue des traditions populaires.

 

Un village qui voulait son pont

L'histoire se passe dans une commune traversée par une petite rivière. Afin d'aller à la commune voisine pourtant proche, les habitants de notre village devaient contourner la rivière. Beaucoup de peine et de fatigue étaient nécessaire pour le trajet. Aussi, les autorités du village voulurent faire construire un pont.

Toutefois, la commune n'ayant pas le sou, elle alla chercher de l'aide sans grande réussite. 

 

Rencontre heureuse sur le bord de la rivière

Un jour, se promenant près de la rivière, le maire croisa un voyageur. Ils discutèrent et rapidement l'édile commença à parler de son projet. Il ajouta que malgré l'absence d'aide, il réussirait, quitte à faire un pacte avec le diable. 

C'est alors que l'individu dévoila sa propre identité : le diable. Pour le convaincre, il montra ses pieds, ressemblant à ceux des chevaux.

En échange de son aide pour réaliser le pont,  le diable exigea qu'on lui donna le premier homme qui l traverserait.

 

Stratagème pour duper le diable

En rentrant, le maire trouva la rencontre bien tombée, tout en disant que le prix était un peu excessif. Sur le chemin, il rentra dans le presbytère et raconta sa rencontre.

Le recteur lui conseilla de refuser l'offre et d'en faire une autre, à condition que le pont ne soit achevé et livré pour le dimanche suivant. Il devait lui offrir tous les passants de ce dimanche entre la messe et les vêpres.

Le lendemain, il revint sur les lieux de la rencontre. Il lui proposa l'arrangement qui lui avait été conseillé. Bien sûr, le diable accepta.

 

Dénouement de l'histoire

Alors le diable,  aidé par ses démons, se mit à organiser les travaux. Ainsi, le dimanche suivant, tout fut fin prêt. Les villageois furent surpris de ces travaux réalisés si vite. Certains le traversèrent même pour aller à la messe.

Ils furent très surpris d'entendre le prêtre démarrer les vêpres sitôt la messe finie. Le diable comprit, alors ce qui se passait, fut furieux. Le prêtre raconta enfin ce qu'il s'était passé. Les villageois se précipitèrent danser sur le pont, tout heureux de la ruse du prêtre. C'est ainsi que se partagea la coutume de s'embrasser sur les ponts.

 

 

Sources bibliographiques :

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