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Les rites de construction d’un pont

Les rites de construction d’un pont par les romains : réaliser un sacrifice par piles pour les dieux des eaux

 

Dans le numéro du 15 février 1892 de la Revue des traditions populaires, François Marquer revient sur de nombreuses légendes autour des ponts. En effet, un pont fut toujours comme un passage, mais aussi de zones hostiles.

Ce récit fut collecté dans les environs de Pontivy.

 

Le sacrifice humain

Construire un pont nécessitait en effet d’apaiser les dieux des eaux, pour les romains.

Pour cela, des sacrifices devaient être rendus : autant que le pont allait compter de piles. Des prisonniers étaient choisis. Ils devaient être enfouis vivants sous la première pierre de chaque pilier.

C’était pour ces bâtisseurs la seule possibilité d’apaiser les dieux et d’espérer que le pont tiendrait plus de temps. 

 

La pile qui ne pouvait être construite

Une fois, lors de la construction d’un pont, les ouvriers furent retardés dans leur ouvrage par l’effondrement d’une pile. Ils se mirent à la reconstruire. En vain, toutefois. Chaque pierre lancée dans l’eau disparaissait très vite. Impossible de les retrouver et les mettre les unes sur les autres.

Alors, ils décidèrent de changer de méthode. Les pierres disparaissaient. Qu’à cela ne tienne ! On voulut faire la pile sur pilotis. Pour cela, on enfonça dans le sol des pieux et autres troncs d’arbres. Mais, là encore, tout effort était ruiné par la disparition des pilotis. 

Face à temps de difficultés, les romains se mirent à sacrifier un homme vivant. Il fut choisi parmi les ouvriers. C’est alors que la construction put être réalisée.

 

Sources bibliographiques :

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