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Le seigneur loup garou auvergnat

Le seigneur loup garou auvergnat : la légende d’un noble tellement inhumain qu’il fut condamné en loup garou.

 

En Auvergne, une légende mettant en avant le Lou garou. Elle est racontée par Antoinette Bon dans le numéro d’avril 1890 de la Revue des Traditions Populaires.

 

Des vieilles ruines en haut d’une colline

Cette histoire se déroule au bord de la Loire. Le fleuve n’est encore qu’un faible ruisseau. Nous sommes en Auvergne ! En haut d’une colline, des restes d’un château ancien défient encore le temps. On pouvait y voir en effet le contour circulaire du donjon, un peu des murs, le vieux portails et les traces des chaînes du pont levis. Nous sommes dans la résidence des seigneurs de Montsuc.

 

Les seigneurs de Montsuc

Ces nobles auvergnats n’étaient pas des tendres, à croire leur réputation. En effet, on ne comptait plus les atrocités qu’ils avaient commises. La simple vue des murs en ruines faisaient frémir. On raconte que le dernier d’entre eux fut le pire. Pour cette raison, il fut même condamné à être transformé en monstre. C’est en tout cas, ainsi que les vieilles femmes de la région racontait cette légende assises au coin du feu.

 

Le seigneur et la bête

Ce seigneur était, parait-il, inhumain. Il battait en effet les paysans, rançonnait les voyageurs… Les femmes et les enfants faisaient souvent partie de ses victimes. On raconte qu’il n’hésitait pas à s’attaquer à des nobles de moins bon lignage que lui. Ainsi, il fit enlever une belle jeune femme de petite noblesse, pour la faire pendre par les chevaux.

Un jour, les habitants de la région furent surpris de voir qu’il avait disparut. Toutefois, on comptait dans le pays qu’un animal horrible se jetait contre les troupeaux et les voyageurs. Plus gros qu’un loup, il avait des yeux lançant des éclairs. De la fumée s’échappait de sa gueule.

Bientôt, les ravages de ce monstre, mi-homme, mi-loup s’étaient agravés dans toute la contrée. Une fois encore, il tuait tout sur son passage avec une prédilection pour les femmes et les enfants. On racontait aussi qu’il se déplaçait à la vitesse du vent. Seules les prières pouvaient l’arrêter. En effet, aucun chasseur n’osait partir à sa rencontre.

 

La délivrance

Le loup garou avait établi son QG au milieu du bois de la Vroussotte, près d’un carrefour. Les fourrés étaient son lieu d’affût, attendant voyageurs et troupeaux. Quelques bûcherons osaient s’aventurer sur les lieux. Ils pouvaient alors découvrir des membres d’enfants dans les bois.

Un soir, en rentrant, un vieux bûcheron entend des cris de sa fille dans sa chaumière. En rentrant, il tombe nez à nez avec le loup garou qui tente de l’enlever. Il s’élance aussitôt et frappe avec sa cognée les reins du monstre. Aussitôt, le loup garou se transforma en baron. Avec ses mots, il se mit à remercier l’homme : « Je te remercie de m’avoir frappé, car en punition de mes crimes, j’étais condamné à errer sous cette forme pour l’éternité. Il fallait pour me délivrer que la main d’un chrétien fit couler son sang. »

Sur ce, il expira.

 

Sources bibliographiques :

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