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Les sirènes du Gers

Les sirènes du Gers, belles, attirantes et destructrices. Elles changèrent la vie de Bernard Pêcheur, qui délaissa pour toujours la pêche

 

Quelques caractéristiques des sirènes ! Des belles femmes à la queue de poisson qui attirent les hommes pour les dévorer

Des cheveux longs et fins, se peignant avec des peignes d’or ! Avec des têtes et la poitrine de jeunes filles de 18 ans ! Un corps et une queue de poisson ! Voici les sirènes ! A vivre sous l’eau pendant le jour et remontant la nuit pour se regrouper au clair de l’eau. Cependant, dés le son de l’Angélus, elles disparaissaient dans les profondeurs.

Chantant, elles attirent les hommes qui ne rêvent que les rejoindre dans l’eau. En effet, elles attrapent les plongeurs pour leur manger foie, coeur et tripes, et sucer leur sang. Ces pauvres corps se transforment alors à leur tour en sirènes.

 

Des sirènes dans le Gers

Elles vivent dans la mer, me direz vous ? Oui mais pas seulement. On les trouve aussi dans des rivières. Et notamment dans le Gers. Un homme les a rencontré. Il s’appelait Bernard Pêcheur. Jeune tisserand, il s’était pris de passion pour la pêche. Il passait ses soirées face à la rivière pour poser ses lignes et ses filets. Il allait les relever chaque matin.

 

Une nuit près de la métairie de Talayzac

Un soir, il voulut rester dans une métairie, à Talayzac. Il se réveilla au milieu de la nuit, pris d’une folle envie d’aller relever un peu plus tôt que d’habitude ses lignes. En rejoignant la rivière, il entendit des cris de jeunes filles. S’approchant, ils les vit dans la rivière, se peignant et nageant.

A un moment, une d’elles le vit. « Un homme, un homme ! » « Viens vite nager avec nous ! » C’est alors qu’il comprit qu’il était en face d’un troupeau de sirènes, les sirènes du Gers. Elles se mirent à chanter et lui irrésistiblement se rapprocha de l’eau.

De plus en plus proche, il allait vers l’eau. Toutefois, on entendit alors les cloches de l’Angélus. Le jour était arrivé. Aussitôt, les sirènes se turent et s’enfoncèrent dans les ondes.

 

Une pêche formidable mais un formidable tourment

Bernard Pêcheur fut prit d’un tremblement. Pâle, il leva ses filets, faisant alors la plus belle pêche de toute sa vie.

Il donna tout au métayer de Talayzac et rentra chez lui, pour ne plus en sortir pendant 7 jours. Le 8e jour, il partit pour Notre Dame de Bétharram et prier ainsi pendant un mois.

De retour chez lui, il brûla ses instruments de pêche. Plus jamais, on ne le vit près de la rivière la nuit. La peur des sirènes du Gers était trop forte.

 

Sources bibliographiques

  • Bladé, Jean François. Contes populaires de la Gascogne. Maisonneuve. Paris 1886
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