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La symbolique politique du phénix chez les romains

La symbolique politique du phénix chez les romains fut essentielle pour légitimer le nouveau régime impérial.

 

 

Dans la fin de sa description du phénix, Pline relate la venue du phénix à Rome, après son passage en Egypte.  L’oiseau fut même présenté à l’empereur Claude et exposé lors des comices, moments de votes importants. Le mythe joue ainsi un rôle éminemment politique.

 

 

Un usage dans la justification du nouveau régime impérial

Dans son article sur le phénix coloré Laurence Gosserez revient sur le sens politique mis en avant par Ovide dans ses Métamorphoses. L’auteur romain conclut l’évocation du phénix par le parallèle entre Rome et Troie, dont elle serait une renaissance. En effet, avec les métamorphoses, Ovide présente un récit mythique, partant de la conception du monde jusqu’au règne d’Auguste. Ainsi, avec cette œuvre, il contribua à la justification du nouveau régime.

Dans ce contexte, le phénix devait symboliser le retour de l’âge d’or de Rome, se traduisant par abondance et paix.

 

 

Le phénix et la piété filiale

Evidemment, le lien de renaissance entre le père et le fils prenait un sens particulier. Auguste se présentait en effet comme un César, héritier de son père adoptif, Jules César.

En outre, les romains prêtaient à un de leurs fondateurs illustres, Enée, des vertus du phénix. Quittant Troie en flamme, Enée prit la mer, portant son vieux père sur le dos… Ainsi, suite à son voyage le héros troyens rejoignit les rives italiennes, permettant plus tard la fondation de Rome.

 

 

Le phénix et les rêves des empereurs

Dans la Rome impériale, on évoquait les songes des empereurs concernant le phénix. Ils le voyaient en effet au moment de leur mort. Ainsi Septime Sévère se serait vu « emporté vers le ciel par un char étincelant de pierreries, tirés par 4 aigles, devant lesquels volait une sorte de personnage gigantesque, ayant forme humaine ».

En effet, c’était les romains qui avaient rajouté dans le mythe du phénix la crémation du corps. Ainsi, le fils brulait le corps du père à Héliopolis… lui donnant un caractère divin, tout comme cela devait être le cas pour les empereurs romains défunts.

 

Sources bibliographiques :

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