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Le zaratan

Le zaratan était un monstre des mers, ressemblant à une île et qui s’enfonçait emportant les marins avec elle

A la fin de son livre des êtres imaginaires, l’auteur argentin Jorge Luis Borges revient sur un monstre légendaire : le zaratan.

Légendaire, pas tant pour son nom qui souvent ne nous dit rien, mais par ce qu’il représente. Découvrons le ensemble !

Une île légendaire

Comme l’indique Borges, dans de nombreuses contes, les marins évoquent une île qui n’était pas répertoriée avant. Lorsqu’ils la rejoignent et montent dessus, elle finit par s’enfoncer sous l’eau. En réalité, il ne s’agit pas d’une île mais d’un monstre vivant. Tellement grand !

Pour asseoir son récit, Borges évoque le premier voyage de Sindbad, mais aussi la légende irlandaise de saint Brandan, le bestiaire grec d’Alexandrie, l’histoire des nations septentrionales d’Olaus Magnus.

Mais existe-t-elle vraiment ?

Étonnamment, un récit évoque cette légende pour ensuite la remettre en cause. Il s’agit du Livre des animaux d’Al Jâdidj, érudit des animaux du IXe siècle.

Il indique en parlant du zaratan, qu’il n’a jamais vu un homme ayant rencontré le monstre en personne. Et pourtant, il revient sur le caractère luxuriant que cette histoire, un mythe selon lui, porterait sur son dos. On y trouverait des forets, des vallées, des crevasses… Ce n’est seulement qu’on poserait du feu sur le sol que le monstre s’abîmerait dans les eaux.

Une tortue ?

Dans les Merveilles des créatures, écrites par le cosmographe Al-Quazwînî au XIIIe siècle, le zaratan serait une tortue d’une taille immense. Pour les marins, elle est à la surface pour dormir. Aussi, c’est au contact du feu qu’elle se réveillerait pour retourner dans les profondeurs.

Un poisson ?

L’histoire est similaire dans la légende de Saint Brandan. Au moment où la viande était prête, cuite, l’animal se serait mis à bouger. Les moines qui l’accompagnaient prirent peur. Toutefois, le saint homme parla d’un grand poisson, le Jasconye. Ce monstre passe son temps à essayer de manger sa queue, si longue qu’il en est impossible.

Une baleine ?

Enfin, dans le bestiaire du codex d’Exeter, cette île est une baleine. « Astucieuse dans le mal », elle chercherait à duper les hommes. Ainsi, elle attendrait qu’ils montent sur son dos pour se reposer. C’est alors qu’elle irait dans le fond des eaux.

Sources bibliographiques :

  • Borges, Jorge Luis. Le livre des êtres imaginaires. Gallimard. Traduction française 1987.
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